Plus de 8 000 macareux moines retrouvés morts ou affaiblis sur les plages atlantiques depuis le début février. La scène choque et inquiète. La Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) tire la sonnette d’alarme et demande vigilance et action.
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Un bilan alarmant sur le littoral atlantique
La LPO signale plus de 8 000 individus découverts depuis le début du mois de février 2026. Les plages de Bretagne et d’autres secteurs de l’Atlantique enregistrent la majorité des observations.
Sur la zone de Quiberon, par exemple, les bénévoles ont compté plus de 500 cadavres et seulement trois oiseaux encore vivants. Les équipes décrivent un phénomène « massif » et hors norme.
Des autopsies ont été réalisées. Elles n’ont pas révélé la présence de grippe aviaire. Les premières conclusions pointent plutôt vers un problème d’alimentation amplifié par les intempéries.
Pourquoi ces macareux meurent-ils ?
Depuis plusieurs semaines, des tempêtes successives et des houles fortes frappent l’Atlantique. Ces conditions perturbent la zone de pêche des oiseaux. Ils peinent à trouver les petits poissons dont ils se nourrissent.
Les macareux sont déjà vulnérables. Pollution, dérèglement des courants marins, changements climatiques et captures accidentelles fragilisent leurs populations. Ce nouvel épisode aggrave la situation.
Les autres oiseaux marins, comme les guillemots ou les pingouins, sont aussi retrouvés sur les côtes. Mais leur nombre reste, pour l’instant, dans la normale selon la LPO. Les macareux semblent, cette fois, les plus touchés.
Conséquences pour les colonies
Certaines colonies françaises montrent déjà des signes de déclin. Les Sept-Îles, longtemps parmi les plus importantes, comptent désormais seulement une centaine de couples dans certains secteurs.
La LPO estime que cet épisode dramatique n’entraînera pas à lui seul la disparition de l’espèce sur son aire de répartition. Néanmoins, il accentue une tendance préoccupante pour des colonies locales déjà fragiles.
Que faire si vous trouvez un macareux affaibli ou blessé ?
La LPO accompagne le public et propose des gestes simples mais essentiels. Voici la démarche recommandée pour protéger au mieux l’oiseau et faciliter son sauvetage.
- Placez l’oiseau dans un carton propre et solide. Couvrez-le d’un linge fin si disponible.
- Installez le carton dans une pièce calme et sombre. Évitez le bruit et les courants d’air.
- Ne donnez rien à boire ni à manger. Un oiseau stressé risque de s’étouffer ou d’aggraver son état.
- Gardez vos distances. Portez des gants si vous devez manipuler l’oiseau. Limitez le contact pour réduire le stress.
- Contactez immédiatement un centre de soins ou la ligne d’assistance SOS Faune Détresse : 02.57.63.13.13.
En Bretagne, la LPO coordonne une chaîne humaine de sauvetage et d’acheminement vers des centres spécialisés. Si vous signalez un oiseau, indiquez précisément le lieu et l’état observé.
Comment vous pouvez aider au-delà du sauvetage
Vous pouvez soutenir la protection des oiseaux de plusieurs manières. Faire connaître l’alerte aide à mobiliser plus de bénévoles. Signaler les animaux trouvés, c’est déjà contribuer directement.
Adhérez ou faites un don à des associations locales comme la LPO. Le financement permet d’assurer les soins, les transports et les autopsies nécessaires pour comprendre et agir.
Enfin, réduisez les sources de pollution et soyez attentif aux pratiques de pêche localement. Chaque geste compte pour réduire les pressions sur les populations marines.
Un appel à la vigilance et à la solidarité
La situation est grave et demande une réponse collective. Si vous fréquentez les plages cet hiver, restez attentif. Un oiseau en détresse a besoin d’une intervention rapide et adaptée.
Contactez les secours spécialisés en cas de découverte. Soutenez les actions locales. Ensemble, vous pouvez aider à limiter l’impact de ces tempêtes sur les macareux moines et leurs colonies.

